mardi 6 octobre 2009

Poème retrouvé



J'ai retrouvé ce poème ce soir, en rangeant mes affaires de L1, il date de février dernier, quelques jours avant le décès de mon grand père.
Alors je vais le mettre, car si il y a bien une personne dont j'étais fier, c'était de mon grand père:

Chaque jour un peu plus je te perds,
Comme un bateau perd ses repères,
Tes poumons, ton coeur sont devenus ton enfer,
Alors que ta vie fut, grâce à ses battements, leur air.

Aujourd'hui, je te sais fatigué, tu perds,
Contre le temps après lequel tu as couru,
Contre la vie, dont tu m'as dit peu fier,
De ne pas avoir assez à pleines dents mordue.

Tu n'étais pas parfait, tu étais trop fier,
Un peu trop têtu, durant ta vie entière,
Mais, toujours pour moi, grand père,
Et pour ma mère, ma tante, mon oncle, un père.

Je te sens partir loin de notre Terre,
Cette Terre, si longtemps travaillée,
Cette Terre dont tu pouvais être fier,
Cette Terre que tu vas bibliquement retrouver.

Tu as été tellement de chose pour moi,
Tu as été mon grand père, mon confident parfois,
Tu as été la philosophie de la vie,
Tu as été l'histoire et le petit doigt m'a dit.

J'aimerai dire à tous ce que tu m'as appris,
Du dur apprentissage de la réalité,et de la vie,
Au fait que quand on perds, on doit sourire,
Car c'est une preuve de reconnaissance, d'une nouvelle leçon à retenir.

Je me rappelerai que tu m'as appris à dessiner,
Pas n'importe quoi,non! Les plus belles cheminées,
Celle qui réchauffe le coeur l'hiver,
Celle de ton corps, la plus belle, celle de mon grand père.

Mais aujourd'hui, l'apprentissage me rattrape,
et au bout de mes doigrs, à coup de règle frappe,
Pour me rappeler,que toute connaissance à un prix,
Celle de la mort, venant après la vie.

Tu as joué ta plus belle partie de dame,
Pas contre moi, bien que je l'aurais préféré,
Mais bien conte la maladie, la fatigue et le passé,
Mais, tu l'as perdu et pour nous c'est un drame.

Pourtant, tu m'avais dut qu'il fallait sourire,
Mais, on était derrière toi, on ne voulait pas te voir mourir,
Alors je veux encore rire de nos plus beaux souvenirs,
Mais, de cette dernière partie, je ne veux plus rien en dire.

Je voulais aussi avant de te voir partir,
Te dire que ce matin mon petit doigt m'a dit,
Qu'il faudrait que je sois fort, et que j'ai le sourire,
Car quand tu nous quitteras, je n'oublierai pas ce que tu m'as dit.
Tu as perdu, et pour toi, je souris.

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