La fourmi cet insecte, si intelligent, si travailleur, si organisé, si protecteur de son clan, pourrait elle être mise à la place d'un humain?
Sûrement que non, nous ne sommes que trop divisés, nous ne sommes que trop homme pour cela.
Et pourtant, c'est la fourmi, qui va être mon pantin aujourd'hui, elle me servira à écrire sur l'homme, comme si elle en était un, même si...
Une fourmi vie avec toute sa famille dans une petite ville, où les entreprises se portent assez bien, malgré la crise, une famille unis comme toute famille fourmi, à la différence est que les fourmis ont évoluées depuis leur début, fini la reine mère, maintenant chaque nid à sa mère, donnant ses propres enfants.
Et une fourmi dirige le pays de chaque nationalité de fourmi, une fourmi rouge en Russie, un peu jaunatre en Asie, Noir en Afrique, Blanche en Europe de l'ouest, et multi colors pour l'Amérique.
Mais revenons à nos fourmis, notre famille de fourmis, est bien triste et tendue ses derniers temps, l'un des leur se fatigue grandement, déjà au Nouvel An, il avait peur d'être trop fatigué, mais ce n'était sans compter sur l'aide, la volonté de ses enfants, et petits enfants de lui redonner vie, force et envie de vivre.
Cela à marcher, quel grand bonheur pour eux, de voir le grand père fourmi encore en vie, en janvier après qu'un professeur fourmi l'ait opéré avec succès, mais le bonheur est de courte durée, sa fille cadette, vient le voir chaque jour, espérant l'amélioration tant attendu, tant voulu, tant réalisable.
Les jours passent et la mémoire revient, l'appétit, le caractère aussi, mais pas l'envie, tant de problèmes, tant de maux qui restent, et qui ne s'enfuie que trop lentement, et sa fille cadette, toujours présente chaque jour, parfois avec sa mère, parfois avec sa soeur.
Le grand père fourmi se rapproche d'eux, pour le mois de février, une impression que ça va avancer, un programme pour muscler de nouveau ses pattes, et énormément de protéines à ingurgiter pour que les muscles se retendent de nouveau comme avant, ou en tout cas un peu plus qu'à son arrivée.
Son souffle se fait plus calme, même si s'emballe quand ses filles, sa femme il voit arrivé, les pas se font plus facile, même si toujours plus vite il veut aller, il a toujours été pressé, toute sa vie de labeur, il l'a fait à toute vitesse, et il ne s'arrêtera jamais d'être pressé....
Pendant ce temps, la vie continue pour les autres, un désir d'aller le voir, mais l'impossibilité à cause de la distance, et aussi d'un frisson parcourant le corps et bloquant le coeur quand on s'approche de l'hôpital. Tout en faisant tout son possible, pour se montrer fort, d'autres en ont besoin.
Le temps passe, et prenant son courage a deux mains, la fourmi la plus jeune, décide d'y aller, d'aller le voir, et ne le regrettera jamais.
Un regard de chaque côté, tellement illuminé de bonheur, un sourire, éclatant dans le coeur du petit, heureux à présent d'être venu, voyant que son grand père n'attendait que ça, le voyant chercher au fin fond de sa mémoire, une bonne blague à sortir, pour voir encore et toujours le sourire sur le visage de son petit fils.
En 1H, le petit fils est fatigué, alors qu'il tenait la main de son grand père, il voulait donné son énergie, quitte à s'affaiblir, pour le voir se relever, tellement de concentration, tellement d'envie, cela a t'il marché? Nul ne le sait, mais la fourmi était bien fatigué, trop d'espoir sûrement...
Dans cette chambre, la fourmi n'y retournera pas, les filles, la femme, oui....
Le temps va passer, et la faucheuse, va arriver, surprenant tout le monde, le petit fils le premier, lui qui pensait retourner voir son grand père tant aimé...
Sur son lit de mort, tout le monde va pleureur, le petit fils avait promis, il ne l'a pas fait, ses yeux de fourmis noir de tristesse sont restés secs, il a tenté de donné du courage aux autres, il a tenté de supporter toute la tristesse des autres.
Savoir que plus jamais, il ne le reverrait, il ne pouvait s'y faire, savoir que plus jamais il ne le pourrait lui parler et avec lui rigoler, l'avait mis à terre, savoir que son odeur ne serait plus qu'un souvenir qu'il devra à jamais retenir, la perdre pour lui serait un enfer. Plus de discussions, plus de transmission de savoir, plus de conseils, plus de jeux, plus de dessins, plus de rire, plus de joie, plus de repas, plus de coup de téléphone, plus de "mon petit bézo", plus de "mon pépère", plus de "on se voit bientôt". Juste un Adieu, et un: Là bas, on se retrouvera, quand mon tour ça sera.
Si seulement la faucheuse, se rendait compte du lien qu'il y avait entre eux, le regard, le touché suffisait, elle a tout détruit, tout ça parce que la nature a inventé la vieillesse, la faucheuse, lui a allié la tristesse.
Mais aujourd'hui, où tout le monde est retourné à ses activités, aujourd'hui où leur monde de fourmi est de nouveau normal, la petite fourmi, elle, ne sait plus comment faire, elle a tourné le dos aux larmes qu'il aurait pourtant voulu laisser couler, s'il n'avait pas promis le sourire à son grand père, dont il a toujours été fier.
Aujourd'hui ses larmes, il veut voir couler, pour ne plus avoir à sentir gronder en son coeur, la colère d'un corps qui sa tristesse n'arrive pas à laisser aller.
Alors, la petite fourmi se retourna, et s'en alla, et on ne la revit pas.
Un humain a pris sa place, se rappelant de tant de choses, les souvenirs de la fourmi en lui, et maintenant avec, il avancera.
Je t'aimais, je t'aime, et je t'aimerai
Les fourmis sont devenues de vrais humains dans mon histoire, cela ne m'étonne pas, j'ai toujours donné une pensée à ceux que certains disent inférieurs. M'enfin, j'ai encore une fois écrit un article que peu de monde va comprendre, et je m'en tape en faite, mais, merci à toi, si tu le lis, si tu l'as lu, sinon merci quand même.


