Lune transperçant les épais nuages,
Découvre à mes yeux un triste village,
Nul souffle, nulle vie, juste un vent,
Transportant avec lui, les souvenirs d'en temps.
Et je marche, sans bruit, sans peur,
Car je pense apercevoir une lueur,
Au fin fond du village meurtri,
Par les légendes qui l'ont détrui.
Les volets sont tombés,
Les vitres sont brisées,
Les meubles sont vermoulus,
Les portes ont disparues.
Le vent s'engouffre sous les toits,
Criant sa solitude, à chaque fois,
Tel le loup rappelant sa horde,
Tel le chien prisonnier d'une corde.
Et je marche encore et toujours,
Pensant que ce village ne connait plus le jour,
Pensant que la réponse, se trouve dans cette maison,
Où la lueur, continue de briller, sans transformation.
Je m'en approche enfin, et regarde par la fenêtre brisée,
Un simple anneau, au léger reflet doré,
Posé sur une table, au dos lacéré,
Eclaire mon visage, et commence à le réchauffer.
Je ressens alors le froid qui ne m'atteignait pas,
Je ferme les yeux, sous le cris d'un loup,
Le vent, à chanter, aussi bien, n'arrivera pas,
Je me sens appelé, je veux en être un malgrè tout.
J'entre, pose mes doigts sur l'anneau doré,
Le tiens, et à mon doigt le fais glisser,
La chaleur alors m'impreigne et me transforme,
Je deviens cette bête, au courage énorme.
Et vais rejoindre ce qui seront ma horde,
Cherchant les yeux verts,
Qui me feront connaitre l'univers,
Et qui chaque fois que la lune disparaitra,
Me laissera repartir auprès des miens, là bas,
Sous la forme d'un homme, heureux dans cet Ordre,
De l'animal hybride, vivant une vie sans compromis,
Car il peut rejoindre, quand il le veut ses amis.
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