lundi 1 juin 2009

Les yeux plongés dans l'océan



C'est par la prose, que je vais, ce soir, calmer mon imagination débordante. C'est par des mots mis bout à bout, que j'ai envie de parler de cette surface argentée par une nuit lunée, à la colorie bleu, verte, cyan, parfois presque noir quand le jour de son soleil l'éclair. Cette surface, se noircissant, emportant hommes, machines, quand bruyamment elle déchaîne sa masse incroyable, quand du vent et de sa musique violonée, elle se fait accompagner.
Cette surface, caressant doucement parfois, violemment aussi, les rives de notre terre, celle ou nous nous pensons en sécurité, quand de tout sa puissance, elle montre qu'elle peut avancer, quelque soit le chemin à parcourir, quelque soit, les obstacles à détruire, elle est là, ne l'oublions pas. Aujourd'hui, c'est le bleu transparent que le soleil nous offre, nous marchons sur le sable, ou les galets, cherchant la vague, pour ne jamais la toucher, comme si nous risquions d'y laisser le pied. Pourtant, les enfants jouent dans ses doux rouleaux, par une journée réchauffée par l'été, nous devrions faire pareil, ne pas nous inquiéter, mais nous ne pensions pas être là, nous ne pensions pas nous laisser caresser par cette substance iodée, on pensait juste, la regarder, l'écouter, voir, sa puissance les falaises creuser. Regarder, ses incroyables arches qu'elle a depuis des milliers d'années commencé à sculpter, ces arches nous offrant les légendes du plus grand voleur, et aussi du plus grand trésor. Ses falaises ayant aussi gardé les stigmates de notre histoire, le sang qu'on lui a fait boire, celui qui dans sa compagne s'est déversé.
Oui, superbe musicienne de la nature, ce n'est pas ainsi que tu aimes nous emporter, tu préfères nous garder entier, et nous étouffer de ton goût salé. Et pourtant, malgré tout ce que nous aussi, nous te faisons ingurgiter, tu continues à nous transporter, comme une bouteille avec son message enfermé. Tu nous laisse, dans tes bras nous rafraichir, nous nourir, nous ressourcer, tu nous laisse faire, sans jamais réellement te venger. Après des siècles de maltraitance, tu ne t'es permis qu'une ou deux vagues géantes, quelques tempêtes toute aussi belles, qu'effrayantes, mais tellement peu agressive, par rapport aux êtres vivants que nous te volons, que nous faisons à jamais disparaitre de ton corps immense. Oui, toi, que nous appelons Mer et Océan, laisse moi, te regarder, avaler de tes vagues, les galets qui de ta force tu fais chanter, avant de les emmener pour un voyage, parfois vite écourter, quand sans réelle motivation, tu les déplaces, doucement.

Ô toi, Océan et Mer, laisse moi rêver de tes couleurs, laisse moi m'endormir quand tu fais disparaite le rouge soleil, en écoutant tes vagues doucement s'étaler, laisse moi te regarder, que tu sois calme ou déchaîné, laisse moi t'effleurer, mais aussi dans tes bras me laisser m'étaler. Laisse moi, en ton sein plonger, même si, ma race, finira un jour par totallement te polluer.

1 commentaire:

Bisounours masqué a dit…

niakouuuu!
merci pour ton ptit com, mais je te ferais remarquer que les deux autres vidéos que tu as manifestement moins aimé que la première sont made in melimë!!!^^
alors la prochaine fois attention à ce que tu dis lol!
Bisous!